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Le
DTU 52.1 détermine les conditions de pose ce matériau.
Vous trouverez ci dessous les parties les plus importantes
de ce DTU : Objet et domaine d'application, spécifications
des matériaux de revêtements, exécution
des travaux préparatoires, exécution de l'ouvrage.
1
objet et domaine d'application
1.1 objet
La présente partie de norme a pour objet de définir :
- la qualité ou les caractéristiques des matériaux ;
- les conditions de pose de ces éléments ;
- la préparation des supports.
1.2 domaine d'application
La présente partie de norme s'applique aux travaux exécutés
dans les locaux d'habitation, bureaux, locaux recevant du public
ainsi que dans les locaux dénommés « Magasins
de grande surface », lesquels font l'objet de prescriptions
particulières figurant à l'article 8.
Elle s'applique également aux travaux d'étanchéité
sous carrelage en locaux intérieurs, lesquels font l'objet
de prescriptions particulières figurant en annexe A.
Elle s'applique aux ouvrages intérieurs et extérieurs.
La pose en extérieur est traitée dans l'article 9.
Elle s'applique également aux plinthes, aux seuils et
aux revêtements d'escaliers, lesquels font l'objet des
prescriptions figurant à l'article 7.
Elle ne s'applique pas aux travaux exécutés dans,
les locaux industriels ou à usages spéciaux.
NOTE :
Il y a lieu de comprendre dans les locaux à usages
spéciaux : les ateliers, hangars, quais, cours,
laboratoires de production, etc.
Elle ne s'applique pas aux travaux de pose collée,
ni aux revêtements tels que : linoléum,
tapis de caoutchouc, moquettes, sols plastiques en feuilles
ou en carreaux, parquets mosaïque de bois.
3
spécifications des matériaux de revêtements
3.1 carreaux céramiques
3.1.1 choix des carreaux céramiques en fonction de
l'utilisation envisagée
Le classement UPEC permet un choix qualitatif des carreaux
céramiques.
NOTE :
Ce classement est défini dans le Cahier 1905 des
« Cahiers du CSTB ».
Le règlement d'attribution de la marque NF-UPEC peut
être obtenu auprès du CSTB.
D'autre part, le CSTB publie annuellement la liste des produits
classés bénéficiant de cette marque.
3.1.2 prescriptions relatives aux carreaux céramiques
Les définitions, la classification, les caractéristiques
et les spécifications de marquage des carreaux et dalles
céramiques sont fixées par la norme NF EN 87
(indice de classement : P 61-101).
Les différents types de carreaux sont définis
par leur mode de façonnage :
- classe A = carreaux étirés ;
- classe B = carreaux pressés à
sec ;
- classe C = carreaux coulés.
Chacune de ces classes est divisée en quatre groupes
en fonction de l'absorption d'eau des carreaux exprimée
sous forme de poids d'eau absorbée. €
A chaque type de carreaux correspond une norme définissant
les valeurs des caractéristiques (formes, dimensions,
aspect, propriétés physiques, mécaniques,
chimiques), le marquage et la désignation. €
3.2 carreaux et dalles de mosaïque de marbre
3.2.1 carreaux et dalles de mosaïque de marbre à
liant ciment et carreaux de ciment
Ces carreaux doivent satisfaire aux spécifications
de la norme NF P 61-302 .
Le classement UPEC permet un choix qualitatif des carreaux.
NOTE :
Les produits titulaires du droit d'usage de la marque NF sont
réputés satisfaire aux spécifications
de ce document et peuvent bénéficier du classement
UPEC pour les carreaux à liant ciment.
Le classement UPEC est défini dans le Cahier 1928 (Cahiers
du CSTB).
3.3 dallages en matériaux naturels
Les principales caractéristiques des matériaux
naturels sont définies par les normes suivantes :
NF B 10-502, NF B 10-508, NF B 10-509
et NF B 10-513.
Les caractéristiques géométriques et
les tolérances sont visées par les normes NF B 10-401
et NF B 10-402 .
Les spécifications applicables à l'emploi de
revêtements de sol en pierres sont données par
la norme NF B 10-601.
3.3.1 dalles en pierre calcaire et en marbre
3.3.1.1 choix des épaisseurs
L'épaisseur est déterminée en fonction
de la résistance à la compression de la pierre
et des dimensions prévues.
3.3.1.2 dalles de formes irrégulières
a) opus tout venant
Les chants des éléments sont sciés ou
cassés. Les joints sont libres et variables.
NOTE :
Les éléments sont de forme quelconque, le nombre
de côtés est indifférent. Les largeurs
usuelles des joints variables sont de 1 cm à 5 cm
et celles des joints constants sont de 1 cm à
3 cm.
b) opus incertum ou rustique
Les chants de ces éléments sont obligatoirement
des cassures.
Les joints sont libres et variables. Les éléments
ont des dimensions variables.
c) opus taillé
Les chants de ces éléments sont droits, sciés
ou taillés, préalablement ou à la mise
en place. Le devis descriptif doit indiquer si les joints
sont constants ou variables.
Les dimensions des éléments sont variables.
d) opus appareillé
Ce revêtement est utilisé à partir d'un
plan du maître d'oeuvre et d'un dessin tracé
par l'entrepreneur sur les indications précises du
maître d'oeuvre. Dans ce dernier cas, le devis descriptif
doit indiquer le module. Les chants sont libres. €
3.3.2 dalles en ardoises
3.3.2.1 définition du produit
NOTE :
L'ardoise provient d'une couche naturelle (phyllade) de nature
schisteuse.
L'ardoise doit avoir un grain dur, ne contenir ni sulfure
de fer décomposable, ni noeuds, ni veines altérables
de nature à nuire aux qualités techniques du
dallage.
Lorsque la teneur en carbonate de calcium est supérieure
à 25 %, les ardoises peuvent être assimilées
à des pierres calcaires et répondent alors aux
prescriptions du paragraphe 3.3.1 .
3.3.2.2 spécifications techniques
Les dalles en ardoises peuvent être façonnées
différemment selon leur appareillage. Elles sont obtenues
par sciage ou tranchage, puis rabotage éventuel du
schiste ardoisier.
3.3.2.2.1 travaux d'ardoiserie
Face vue rabotée ou polie, face non vue dressée,
chants sciés, dalles de formes imposées, faces
polies ou rabotées, sous-face dressée.
Tolérances :
a) Sur les côtés : ± 1 mm
par dimension.
b) Sur les épaisseurs :
- ± 3 mm pour les épaisseurs supérieures
ou égales à 2 cm ;
- ± 2 mm pour les épaisseurs inférieures
à 2 cm.
Planéité :
La flèche de la face vue ne doit pas dépasser
0,8 mm pour les dimensions inférieures ou égales
à 40 cm et 1/500 de la longueur du plus grand
côté pour les dimensions supérieures à
40 cm, que la surface soit concave ou convexe.
Hors d'équerre :
L'écart admissible est de 1 mm par dimension.
3.3.2.2.2 travaux ordinaires
Face vue et non vue brutes de clivage, chants taillés
ou sciés.
Tolérances :
1) Faces brutes de clivage :
a)
sur les côtés : ± 2 mm
par dimension ;
b) sur les épaisseurs :
- ± 4 mm pour les épaisseurs supérieures
ou égales à 2 cm ;
- ± 2 mm pour les épaisseurs inférieures
à 2 cm.
Planéité :
La flèche de la face vue ne doit pas dépasser
2 mm pour les dimensions inférieures ou égales
à 40 cm et 1/150 de la longueur du plus grand
côté pour les dimensions supérieures à
40 cm, que la surface soit concave ou convexe ;
Hors d'équerre :
L'écart admissible est de 2 mm par dimension.
2) Dalles de formes ou de dimensions non imposées :
Ces dalles sont destinées aux ouvrages suivants :
- opus incertum ;
- opus romain.
Ces éléments tout venant sont façonnés,
les deux faces brutes de clivage avec des chants taillés
ou sciés.
NOTE :
Sont tolérées les veines de couleur, les vergeures,
les dendrites et les pyrites cristallisées, toutes
particularités qui n'affectent pas la solidité.
3.3.3 dalles en granit
On assimile aux granits tous les matériaux quartzeux
et, en particulier, les quartzites et les grès siliceux.
3.3.3.1 aspect
L'aspect est celui prévu par les documents particuliers
du marché. Le parement non vu est brut de sciage, clivage
ou de tranchage. Les chants sont généralement
sciés et non démaigris.
NOTE :
Le traitement en surface, bouchardé, layé ou
similaire, nécessite une augmentation d'épaisseur.
Une nouvelle technique de traitement des parements, appelée
« surfaçage thermique », consiste
à passer au jet de flamme par chalumeau les parements
préalablement sciés afin de redonner au granit,
par un éclatement très superficiel, l'aspect
naturel que le sciage lui avait fait perdre.
3.3.3.2 spécifications techniques, caractéristiques
physiques et géométriques
Ces dalles doivent être tirées de pierres saines
non susceptibles de se décomposer sous l'effet des
agents atmosphériques et ne comportant aucune trace
d'argile ou de sédiments.
3.3.3.3 dimensions (des dalles en granit)
Les dalles de granit suivent les prescriptions des paragraphes :
- 3.3.1 pour les dalles à parement scié ;
- 3.3.2 pour les dalles à parement brut de clivage
ou de tranchage.
4
exécution des travaux préparatoires
4.1 préparation du support pour recevoir une couche
isolante
Avant de mettre en oeuvre une couche isolante, il peut être
nécessaire de parfaire l'état de surface du
support.
NOTE :
Ponçage, ragréage, lit de sable stabilisé
ou non, etc.
4.2 ravoirage
NOTE :
Le ravoirage désigne un ouvrage, réalisé
sur le support, permettant d'atteindre la cote de niveau souhaitée
et, éventuellement, d'y loger les canalisations de
plomberie, de chauffage et d'électricité. D'autres
matériaux, tels que le béton de granulats légers
ou des procédés spéciaux peuvent être
utilisés.
Cet ouvrage est réalisé soit à l'aide
de sable de classe 0,08/5 mm stabilisé avec 100 kg
minimum d'un liant hydraulique par mètre cube de sable ;
soit de mortier maigre dosé à 150 kg minimum
de liant par mètre cube de sable).
4.3 couche de désolidarisation
NOTE :
Cette couche, éventuellement nécessaire, est
destinée à désolidariser la forme du
support ou le mortier de pose des couches sous-jacentes.
Une surépaisseur ou un excès d'humidité
peut entraîner des désordres.
Elle est constituée soit :
- d'un film de polyéthylène, d'environ 150 µm,
d'épaisseur minimale ;
- d'un lit de sable de 1 cm ;
- d'un feutre bitumé type 36 S (normes NF P 84-313
et P 84-315 ).
4.4 revêtement d'étanchéité
Les revêtements de sols ne pouvant assurer par eux-mêmes
l'étanchéité, un revêtement d'étanchéité
est réalisé conformément aux dispositions
de l'annexe A de la présente partie de
norme.
4.5 mise en oeuvre des isolants
La mise en place des isolants doit être faite de façon
à obtenir une continuité de l'isolation et éviter
la lame d'air sous l'isolant. En particulier, tout isolant
rigide ayant une flèche supérieure à
4 mm/m sera rebuté ou découpé.
Des précautions doivent être prises pour empêcher
la pénétration de la laitance dans les joints
entre panneaux, rouleaux ou entre panneaux et mur.
Par exemple : fermer les joints entre panneaux à
l'aide de bande adhésive ou dérouler un film
de polyéthylène sur la totalité de la
surface.
4.6 formes
On distingue les différents types de forme suivants :
a) Lit de sable, de classe 0,08/5 mm de 2 cm d'épaisseur
maximale, employé à l'état sec.
b) Lit de 2 cm d'épaisseur en pierre concassée
(calcaire, granit, basalte, porphyre, pouzzolane, silex, grès,
etc.) dit « grain de riz », de granularité
2 mm à 5 mm.
NOTE :
Pour les formes A et B, une surépaisseur ou un
excès d'humidité peut entraîner des désordres.
c) Lit de sable de classe 0,08/5 mm de 3 cm à
4 cm d'épaisseur maximale stabilisé par
100/150 kg de liant hydraulique par mètre cube
de sable sec.
d) Mortier ou béton maigre, de 4 cm à 6 cm
d'épaisseur, dosé soit à 175/200 kg
de ciment par mètre cube ou à environ 300 kg
de chaux hydraulique par mètre cube de sable sec.
e) 3 cm à 5 cm de mortier de ciment dosé
à environ 300 kg/m³, éventuellement
avec armature de treillis soudé en acier doux :
- maille maximale : 50 mm × 50 mm ;
- masse minimale au mètre carré : 220 g.
NOTE :
Par exemple, le treillis soudé 0,9 mm × 0,9 mm
en mailles de 50 mm × 50 mm pèse
environ 220 g au mètre carré.
f) 4 cm à 6 cm de mortier de ciment armé
dosé à environ 300 kg/m³ avec armature
de treillis soudé :
- maille maximale : 100 mm × 100 mm ;
- masse minimale au mètre carré : 325 g.
NOTE :
Par exemple, le treillis soudé 1,4 mm × 1,8 mm
en mailles de 100 mm × 100 mm pèse
environ 335 g au mètre carré.
g) 4 cm à 6 cm de béton ou mortier,
dosé à environ 300 kg/m³, avec armature :
- maille minimale : 50 mm × 50 mm ;
- masse minimale au mètre carré : 650 g.
NOTE :
Par exemple, le treillis soudé 1,4 mm × 1,8 mm
en mailles de 50 mm × 50 mm pèse
environ 670 g au mètre carré.
4.7
compatibilité des formes avec les couches isolantes
Le tableau ci-dessous € précise les types de forme
et les données relatives au mortier de pose, compatibles
avec les différents isolants.
Ces critères sont donnés pour des locaux à
usage d'habitation (charge unitaire maximale de 250 daN/m²).
4.8 choix des formes en fonction des supports
4.8.1 sur dalle béton
Une forme peut être nécessaire lorsqu'il s'agit
de rattraper un niveau, de réaliser des pentes ou s'il
y a une couche isolante au-dessus de l'élément
porteur.
NOTE :
Lorsque la dalle béton repose sur un terre-plein, elle
doit comporter une barrière contre les remontées
capillaires.
4.8.2 sur plancher par poutrelles et entrevous ou poutrelles
jointives
Lorsque les éléments du plancher ne sont pas
rejointoyés transversalement, il faut rétablir
la continuité du support par un ouvrage complémentaire
(formes D-E-F-G par exemple).
Dans les autres cas, une forme n'est pas nécessaire,
sauf lorsqu'il convient d'assurer un niveau, des pentes, ou
s'il y a une couche isolante.
4.8.3 sur plancher chauffant
Ces planchers sont réalisés conformément
aux normes NF P 52-301 (Référence
DTU 65.6), NF P 52-302 (Référence
DTU 65.7) et NF P 52-303 (Référence
DTU 65.8).
La pose du carrelage ne peut être réalisée
que si le plancher chauffant n'est pas en service.
NOTE :
Le chauffage doit être interrompu 48 h avant l'exécution
des travaux. La remise en chauffe ne peut intervenir qu'après
un délai de 7 jours à l'issue des travaux.
4.8.4 sur plancher à solive de bois
Après dépose du parquet et des lambourdes, une
protection des solives est réalisée par une
feuille de polyéthylène. Ensuite, une forme
du type g est exécutée, ou tout système
équivalent.
NOTE :
Ce cas rencontré en réhabilitation, doit faire
l'objet d'une étude particulière.
4.8.5 sur plancher métallique
Exécuter une forme du type g.
5
exécution de l'ouvrage
5.1 généralités
Les carreaux reposent par l'intermédiaire du mortier
de scellement sur les supports, sur les formes, sur les isolants
ou sur les couches de désolidarisation.
5.2 pose adhérente
5.2.1 sur support
La pose sur support sans désolidarisation n'est autorisée
que sur les dalles de béton et les planchers à
poutrelles et entrevous rejointoyés transversalement.
Elle est interdite sur support récent.
NOTE :
Un support de béton est considéré comme
récent, dans des conditions climatiques normales, si
moins de six mois se sont écoulés depuis sa
confection.
Ce délai est ramené à un mois, dans le
cas de dallage.
L'épaisseur du mortier de pose est de 2 cm à
4 cm suivant la nature et les dimensions du matériau
employé, sans être localement inférieure
à 1 cm.
5.2.2 sur forme
La pose sur les formes du type D, E, F ou g est assimilée
à la pose sur support.
La pose sur les formes du type A, B ou C nécessite
une épaisseur du mortier de pose de l'ordre de 3 cm.
5.3 pose désolidarisée ou pose « directe »
sur isolant
5.3.1 pose sur couche de désolidarisation
-
Avec un film de polyéthylène d'au moins 150 µm
d'épaisseur ou avec un feutre bitumé type 36 S ;
- Avec un lit de sable de 1 cm.
5.3.2 pose sur isolants
La pose « directe » n'est autorisée
que sur isolant de classe de compressibilité I
par référence au paragraphe 4.7 ou sur
tout isolant acoustique d'épaisseur inférieure
ou égale à 3 mm.
Les données relatives au mortier de pose : épaisseur,
présence ou non d'une armature sont indiquées
au paragraphe 4.7 , l'armature considérée
étant un treillis métallique.
5.4 modes de pose
On distingue deux modes de pose :
- à la bande, au cordeau et au pilon ;
- à la règle et à la batte ou au pilon.
5.4.1 pose à la bande
NOTE :
La pose à la bande nécessite un dosage en liant
supérieur à celui de la pose à la règle.
La pose à la bande est effectuée au cordeau
et au pilon, à bain soufflant de mortier.
Alignés par bande entre règles ou cordeaux,
les carreaux sont fixés au pilon et à la batte
au fur et à mesure de l'avancement avant le début
de prise du mortier.
5.4.2 pose à la règle
Le mortier est étalé, tiré à la
règle, compacté et taloché. Puis, une
barbotine de ciment pur est répandue à la surface
du mortier.
L'épandage de barbotine peut être remplacé
par un saupoudrage de ciment pur, suivi ou non d'un lissage
à la truelle.
Ces opérations ne sont pas faites par grandes surfaces,
mais par travées, de telle façon que le battage
ait lieu sur le mortier encore plastique.
Le mortier doit refluer partiellement dans les joints.
5.5 mortiers de pose
5.5.1 composition
5.5.1.1 sable
Le sable utilisé est du sable de rivière ou
de carrière, lavé (ESV minimum 75), de classe
0,8/5 mm.
L'emploi de sable à lapin est interdit ainsi que celui
du sable de dune non lavé.
5.5.1.2 nature des liants
D'une manière générale, les liants admis
sont :
- des ciments CPA gris ou blancs, conformes à la norme
NF P 15-301 de classe de résistance
45, 45 R, 55 et 55 R ;
- des chaux hydrauliques conformes aux normes NF P 15-310
et NF P 15-312.
A défaut d'approvisionnement sur un plan local de ces
liants, il peut être fait recours à des ciments
CPJ, conformes à la norme NF P 15-301 ,
de classes de résistance 45, 45 R, 55 et 55 R,
sous les réserves suivantes :
Si les constituants secondaires sont uniquement :
- soit des fillers (CPJ n°2) repérés sur
les sacs par la lettre F ;
- soit de la pouzzolane (CPJ n° 4) repérée
sur les sacs par la lettre Z : dans ce cas on respecte
pour la pose les mêmes conditions techniques que dans
le cas d'un ciment CPA.
Si les constituants secondaires sont :
- soit des cendres volantes (CPJ n° 1), repérées
sur les sacs par la lettre C ;
- soit des laitiers (CPJ n° 3), repérés
sur les sacs par la lettre L : dans ce cas, il est
fait l'obligation d'utiliser une barbotine adjuvantée
prête à gâcher de fabrication industrielle.
Apte à cet emploi (barbotine d'adhérence de
carreaux).
NOTE :
L'emploi du CPJ pour des températures inférieures
à 15 °C nécessite une augmentation
du délai d'attente avant mise en service.
En l'absence de l'indication explicite de la catégorie
sur la sacherie, on peut se reporter à la liste des
liants hydrauliques admis à la marque NF, tenue à
jour et régulièrement diffusée par l'AFNOR,
liste sur laquelle cette indication figure en regard de chaque
fabrication.
Pour la pose de pierres naturelles, sensibles aux taches,
n'utiliser que des ciments blancs ou des mortiers spéciaux
ou des ciments gris recommandés par le fabricant pour
cet usage.
NOTE :
Les ciments blancs contiennent généralement
peu d'alcalins solubles susceptibles de réagir avec
les pierres.
5.5.1.3 dosage (mortiers de pose)
Pour les divers types de mortiers utilisés, les compositions
sont les suivantes :
- mortier de ciment : 250 kg à 400 kg
de liant par mètre cube de sable sec ;
- mortier bâtard : 300 kg à 400 kg
de liant par mètre cube de sable sec ;
- mortier de chaux : 400 kg de liant par mètre
cube de sable sec.
NOTE :
Le dosage 250 kg/m³ correspond à un sac de
liant pour trois brouettes et demie de sable environ).
Le dosage 350 kg/m³ correspond à un sac de
liant pour deux brouettes et demie de sable environ).
Le dosage 400 kg/m³ correspond à un sac de
liant pour deux brouettes de sable environ (une brouette normalisée
a une capacité de 60 l).
Les mortiers prêts à gâcher de fabrication
industrielle et de composition conformes aux présentes
prescriptions peuvent être utilisés.
5.5.2 confection
Les mortiers sont préparés de préférence
au malaxeur.
Les mortiers sont préparés au fur et à
mesure de l'avancement des travaux.
L'emploi de mortier desséché ou ayant commencé
à faire prise est interdit.
5.6 coulis et mortiers pour joints de carrelage et mosaïque
5.6.1 composition et dosage
La granularité des sables employés est fonction
de la largeur du joint à réaliser :
- joint réduit (jusqu'à 2 mm) : sable
de granulométrie 0,08/0,3 mm ;
- joint large (2 mm à 10 mm) : sable
de granulométrie 0,08/1 mm ;
- joint très large (> 10 mm) : sable
de granulométrie 0,08/3 mm.
Les liants sont les mêmes que ceux définis au
paragraphe 5.5.1.2 .
La nature des sables est la même que celle décrite
au paragraphe 5.5.1.1 .
Les coulis et mortiers sont exécutés :
a) soit en ciment pur ;
b) soit en mortier de ciment dosé de 800 kg à
1100 kg de liant par mètre cube de sable sec ;
c) soit en mortier spécial pour joints, à base
de ciment, prêt à l'emploi ;
d) soit au mortier de chaux dosé de 400 kg à
1 000 kg de liant par mètre cube de sable
sec.
5.6.2 confection
Le coulis ou mortier est préparé en faible quantité.
Le coulis doit être fluide afin de bien pénétrer
dans les joints.
Le mortier doit être plastique.
5.7 joints
5.7.1 joints de dilatation, de tassement du gros oeuvre
Ces joints doivent être respectés dans la forme,
dans le mortier de pose et dans le revêtement.
5.7.2 joints de retrait (du type joint scié)
Les joints de retrait du gros oeuvre, qui n'intéressent
pas l'épaisseur totale du dallage béton, peuvent
être franchis par le revêtement sans précautions
particulières.
NOTE :
Il est recommandé de ne pas les recouvrir avant 30 jours
de séchage.
5.7.3 joints de fractionnement du revêtement
5.7.3.1 cas d'une pose adhérente
Les surfaces supérieures à 60 m² sont
fractionnées.
Les couloirs sont fractionnés par tranches de l'ordre
de 8 m de longueur.
Ces fractionnements sont exécutés dans la totalité
de l'épaisseur du mortier de pose et du revêtement.
Le fractionnement doit se poursuivre dans les formes E-F-G,
si elles sont revêtues avant 30 jours de séchage.
Dans le cas d'ouvrage d'étanchéité sous
revêtement, le fractionnement de la protection du revêtement
d'étanchéité doit se poursuivre dans
le mortier de pose et le revêtement.
5.7.3.2 cas d'une pose sur isolants ou cas d'une pose désolidarisée
Dans ce cas, le fractionnement des surfaces est ramené
à 40 m².
Ces fractionnements qui sont exécutés dans la
totalité de l'épaisseur du mortier de pose et
du revêtement peuvent être déportés
jusqu'à la ligne de joint la plus proche.
5.7.3.3 confection des joints
Dans tous les cas précités, les joints de fractionnement
doivent avoir, en général, au moins 5 mm
de largeur (3 mm dans le cas de joints sciés),
et être garnis d'une matière résiliente.
5.7.4 joints périphériques
A défaut d'un relevé en matériaux résilients,
un vide d'au moins 3 mm doit être réservé
entre la dernière rangée de carreaux et les
parois verticales de murs ou cloisons ainsi qu'autour des
poteaux. Ce vide doit exister dans le mortier de pose et la
forme.
Ce joint peut être supprimé pour les surfaces
inférieures ou égales à 7 m².
NOTE :
Cette limite est donnée pour éviter le blocage
des revêtements sur les ossatures, risquant de créer
des soulèvements. Le joint peut être fait en
rabattant l'isolant sous la plinthe.
Les plinthes droites dissimulent ce vide. S'il est fait usage
de plinthe à talon, un joint d'au moins 3 mm est
ménagé entre la dernière rangée
de carreaux et le bord du talon.
Le vide des joints périphériques est débarrassé
de tous dépôts, déchets, mortiers ou plâtres,
il peut être laissé libre ou garni d'un matériau
compressible, non pulvérulent, imputrescible dans les
conditions normales d'utilisation.
5.7.5 joints entre carreaux
La largeur des joints entre carreaux est fonction de la nature
et du format des carreaux.
On distingue :
- joint réduit : jusqu'à 2 mm de largeur ;
- joint large : de 2 mm à 10 mm de largeur ;
- joint très large : largeur supérieure
à 10 mm.
La pose jointive est interdite sauf pour certains travaux
de marbrerie, sur prescription spéciale.
Les joints sont remplis après durcissement suffisant
du mortier de pose et au plus tôt 24 h après
la pose.
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