Retour page d'accueil Les locaux Les moyens humains et techniques Les techniques de pose Quelques réalisations Nous contacter  
       
   
 
  Préparation des sols
  Pose moquette
  Pose carrelage
  Pose faïence
 

 

Le DTU 53.1 détermine les conditions de pose ce matériau. Vous trouverez ci dessous les parties les plus importantes de ce DTU : Les domaines d'application, les matériaux, les supports, la mise en oeuvre.


1 domaine d'application


Le présent document s'applique aux travaux de revêtements de sol textiles en lés posés par tension ou par collage, aux dalles textiles nécessitant un collage définitif sur le support, ainsi qu'aux dalles plombantes ne nécessitant pas de collage définitif sur le support (ces matériaux sont dits « dalles plombantes amovibles » (DPA)). Il ne s'applique pas à la pose libre des revêtements en lés.
Le présent document concerne la pose des revêtements de sol textiles visés à l'article 3 ƒ dans tous les bâtiments quelle que soit leur destination, dans les pièces dites sèches caractérisées au sens du classement UPEC par l'indice E1 au plus.

NOTE 1 : Par exemple, locaux d'habitation, bâtiments civils ou administratifs, publics ou privés et commerciaux, locaux de l'industrie hôtelière et locaux analogues, établissements d'enseignement, bâtiments hospitaliers et assimilés.
En ce qui concerne le classement UPEC des locaux, on se référera à la notice sur le classement UPEC des locaux (Cahier du CSTB n° 2999, Novembre 1997).
Les présentes clauses techniques valent pour la pose :
- en construction neuve,
- en rénovation.

NOTE 2 : S'agissant de la rénovation, on pourra également se référer au « Guide pour la rénovation des sols ; cas d'un nouveau revêtement de sol textile » publié par le CSTB (Cahier du CSTB n° 2055-1, Janvier 1986).

 

3 matériaux

3.1 matériaux de revêtement
Les moquettes tricotées, touffetées, tissées et floquées, en lés ou en dalles doivent répondre aux exigences de la NF EN 1307.
Les revêtements de sol aiguilletés en lés ou en dalles doivent répondre aux exigences de la NF EN 1470 et prEN 13297.

NOTE : Concernant ces différents produits, il existe notamment :
- pour les moquettes tissées, autres qu'en laine et les moquettes touffetées, les Certificats d'homologation de l'ITR, assortis d'un classement UPEC,
- pour les revêtements aiguilletés (plats ou à velours), les Avis Techniques assortis d'un classement UPEC ou les certificats NF-UPEC, qui définissent une bonne adéquation entre la qualité du produit et le classement du local ;
- pour les dalles, les certificats NF-UPEC.

3.2 thibaudes pour pose tendue
Les thibaudes généralement utilisées peuvent être en textile ou en matériau synthétique.

NOTE : Une thibaude est un matériau manufacturé en rouleaux placé sous un revêtement de sol textile tendu et contribuant par sa résilience et son élasticité aux qualités de confort et de durabilité du revêtement.
3.2.1 thibaudes textiles
Elles se subdivisent en thibaudes aiguilletées en jute, thibaudes aiguilletées en mélange de poil animal ou synthétique, thibaudes textiles liées par piqûres (Maliwatt), thibaudes textiles imprégnées, thibaudes en petite largeur (pour escaliers).
3.2.1.1 thibaudes aiguilletées en jute
Les qualités courantes sont aiguilletées sur film de PVC ou de polyéthylène ou encore sur toile de jute (poids compris entre 600 g/m² et 1 200 g/m², épaisseur de 3 mm à 7 mm).
Utilisation admise :
Pose à plat. Elles ne conviennent que pour un trafic privatif (usage d'habitation).
A ne pas utiliser dans le cas de trafics importants (couloirs - lieux publics).
3.2.1.2 thibaudes aiguilletées en mélange de poil animal ou synthétique
Poids compris entre 700 g/m² et 1 400 g/m². Epaisseur de 5 mm à 10 mm.
Utilisation admise :
Pose à plat. Elles conviennent pour un trafic privatif ou collectif modéré.
3.2.1.3 thibaudes textiles liées par piqûres (maliwatt)
Les versions les plus courantes sont les suivantes :
- soit en jute, poids de 800 g/m² environ, épaisseur 6 mm ;
- soit en déchets de bonneterie (laine, coton, fibres synthétiques ou mélanges), poids de 500 g/m² à 600 g/m², épaisseur 5 mm à 7 mm ;
- soit en chlorofibres, poids de 800 g/m² à 1 200 g/m² ; épaisseur 7 mm. Réservées à des poses nécessitant un classement feu particulier.
Utilisation admise :
Toutes poses (à plat ou en escalier) et tous trafics (usage privatif et collectif sans restriction).
3.2.1.4 thibaudes textiles imprégnées
Il s'agit de thibaudes textiles aiguilletées en mélange de poil animal ou synthétique complétées par une imprégnation ; poids de 600 g/m² à 1 300 g/m² ; épaisseur de 5 mm à 10 mm.
Utilisation admise :
Toutes poses à plat et en escalier et tous trafics (usage privatif ou collectif sans restriction).
3.2.1.5 thibaudes en petite largeur (pour escaliers)
On distingue :
3.2.1.5.1 les thibaudes sous formes de lés
Elles sont en poil animal, aiguilletées sur toile forte ou en fibres synthétiques imprégnées. Poids de 700 g/m² à 1 100 g/m². Largeurs correspondant à celles des moquettes utilisées en escalier, minorées de 5 cm.
Utilisation admise :
Pose en escalier pour trafic important.
3.2.1.5.2 les marchettes

NOTE : Ce sont des thibaudes synthétiques aiguilletées, contrecollées sur une feuille de caoutchouc qui confère au matériau des propriétés antiglissantes.
Largeurs usuelles : 45 cm, 55 cm et 65 cm correspondant à des tapis d'escalier de 50 cm, 60 cm et 70 cm ; profondeur : une taille standard : 27 cm ; poids au mètre carré : 1 100 g ; épaisseur : 10 mm.
Utilisation admise :
Pose en escalier pour trafic important.
3.2.2 thibaudes en matériau synthétique
Elles comprennent les mousses de latex, les mousses de PVC, les caoutchoucs cellulaires chimiquement expansés, les agglomérés de granulats de caoutchouc et les mousses de polyuréthanne agglomérées (poids de 600 g/m² à 3 000 g/m² ; épaisseur de 5 mm à 15 mm).
Utilisation admise :
En fonction de leurs caractéristiques spécifiques, elles conviennent soit à des trafics modérés, soit à des trafics importants.
3.3 thibaudes pour poses collées.
Les thibaudes généralement utilisées sont en matériau synthétique.

NOTE : Une thibaude pour pose collée apporte les mêmes avantages que la thibaude pour pose tendue (voir 3.2 ƒ) tout en s'affranchissant de la mise en tension de la moquette. Elle garantit en outre la tenue du revêtement lorsque certaines charges lui sont appliquées (chaise à roulettes par exemple).
3.4 autres matériaux
3.4.1 pour la pose collée
3.4.1.1 enduit de lissage et de ragréage autolissant
Les produits de lissage utilisés doivent faire l'objet d'un Avis Technique assorti d'un classement P (au sens du classement UPEC) au moins égal à celui du local à revêtir.

NOTE : Dans les locaux dont l'affectation initiale correspond au classement P2, il peut être judicieux de prévoir un produit classé P3, afin de préserver les possibilités de changement ultérieur d'affectation de ces locaux.
En cas d'application sur chape asphalte (voir 4.1.3.1) ou parquet existant, cet emploi doit être visé favorablement par l'Avis Technique du produit de lissage et indiqué sur la notice technique du fabricant.
3.4.1.2 colle
3.4.1.2.1 principales colles utilisées par référence à la NF T 76-011 :
Colles à solvants organiques :
- caoutchouc synthétique : polychloroprène, polyuréthanne, styrène-butadiène (colles contact) ;
- résines naturelles colophane et dérivés (« solution alcool ») (COL) ;
NOTE : il existe des colles à base de résines naturelles non étiquetable Xi (taux de colophane).

- colles réactives : polyuréthanne mono ou bi-composant ;
- adhésifs en dispersion aqueuse :
- polyacrylique et copolymères (DAC),
- divers synthétique (DLS).

NOTE : Il existe des adhésifs en dispersion aqueuse sans COV (composés organiques volatils) et à faible taux d'émission intérieure.

3.4.1.2.2 autres produits

- Produits de préparation : adhésifs permanents (utilisés pour DPA) ;
- fixateurs : colles pouvant s'éliminer après dépose du revêtement ;
- adhésifs pelables : colles ayant une faible cohésion et un « tack » limité permettant la récupération intégrale du revêtement et du support ;
- colles conductrices.
3.4.1.2.3 colles utilisables en fonction des envers
Voir 6.2.1.1 ƒ.
3.4.1.2.4 choix de la colle
Le choix de la colle doit toujours être adapté aux particularités du revêtement, aux conditions de mise en oeuvre et à l'usage projeté.
Les colles à utiliser sont indiquées par le fabricant du revêtement de sol textile.

NOTE : Le fabricant de revêtement de sol se base à cet égard sur le dossier technique communiqué par le fabricant de colle.
Elles doivent être mises en oeuvre conformément aux indications du fabricant de colle.
3.4.1.2.5 stockage de la colle
Les colles en dispersion aqueuse doivent être conservées à l'abri du gel et à des températures inférieures à 30 °C.
3.4.1.3 nez de marches

NOTE : Les nez de marches souples sont des profilés en caoutchouc ou en PVC. Il existe également des nez de marches rigides.
3.4.2 pour la pose des dalles plombantes amovibles
3.4.2.1 enduit de lissage et de ragréage autolissant
Voir 3.4.1.1 ƒ
3.4.2.2 produit de préparation pour la pose des dalles plombantes amovibles
Le produit de préparation doit faire l'objet d'une notice d'utilisation établie par son fabricant. L'annexe ƒ présente un modèle de cette notice.

NOTE : Ce produit a pour fonction essentielle de s'opposer au déplacement latéral des dalles :
- d'une part lors de la mise en oeuvre, en constituant un calage provisoire après serrage contre les dalles déjà en place,
- d'autre part sous l'effet du trafic ultérieur (notamment roulage de sièges ou de petits chariots).
Il faudra s'assurer que le produit utilisé est compatible avec la nature de l'envers des dalles, en consultant la notice de préconisation du fabricant de dalles.
3.4.3 pour la pose tendue des moquettes en lés
3.4.3.1 bandes d'ancrage

NOTE : Ce sont des baguettes généralement composées d'un contreplaqué CTB-X à cinq plis comportant au moins deux rangées de griffes (pointes en acier traité « anticorrosion »), inclinées à 60° et disposées en quinconce.
La longueur doit être adaptée à l'épaisseur de l'envers du revêtement (Figure 1 ).
3.4.3.2 bandes pour joints
3.4.3.2.1 bandes thermocollantes

NOTE : Bandes généralement tissées en fibres de verre ou polyester en trame et fils de coton en chaîne qui permettent d'assembler les lés par collage à chaud et de tendre la moquette sans craindre une ouverture des joints.
3.4.3.2.2 autres bandes pour joints
Les autres bandes, tissées ou non tissées autocollantes, (simple ou double face), ne sont admises que pour des emplois localisés.

NOTE : La plupart d'entre elles sont destinées à des poses temporaires ou amovibles.
3.4.4 barres de seuil

NOTE : Ce sont des bandes métalliques de forme légèrement bombée en aluminium, en acier galvanisé, en laiton ou en inox, fixées habituellement par clouage ou par vissage après percement et chevillage. Il existe également des barres métalliques autocollantes.

 

4 supports

Les supports sont les suivants.
4.1 supports neufs
4.1.1 supports à base de liants hydrauliques
4.1.1.1 chapes rapportées ou incorporées
Les ouvrages sont exécutés conformément à la NF P 14-201-1 ƒ (Référence DTU 26.2) laquelle spécifie les dispositions en matière d'états de surfaces requis.
On trouvera en annexe A ƒ un rappel de ces dispositions.
4.1.1.2 planchers et dallages en béton
Il s'agit d'ouvrages de l'un des types suivants :
- bétons surfacés soignés,
- dalles préfabriquées courantes et soignées.
Ces ouvrages sont réalisés conformément aux normes NF P 18-201 (Référence DTU 21) et NF P 14-201-1 (Référence DTU 26.2), qui spécifient les dispositions en matière de tolérance et l'état de surface requis et, en ce qui concerne les travaux de dallage, aux Règles Professionnelles provisoires, étant entendu que les tolérances de planéité et les états de surface sont les mêmes que ceux indiqués aux normes NF P 18-201 (Référence DTU 21) et NF P 14-201-1 (Référence DTU 26.2).
4.1.1.3 ouvrage d'interposition sur planchers et dallages en béton brut et en béton surfacé à parement courant

NOTE : Les ouvrages d'interposition peuvent être :
- des chapes en ciment conformes à la NF P 14-201-1(Référence DTU 26.2) ;
- des chapes en produits spéciaux qui relèvent de l'Avis Technique.
Les tolérances et l'état de surface des ouvrages d'interposition sont les mêmes que ceux de la chape rapportée.
4.1.1.4 dispositions relatives aux risques de remontées d'humidité
Le support ne doit pas être susceptible d'exposer le revêtement posé à des remontées d'humidité sous quelque forme que ce soit.

NOTE : La dernière édition des Règles Professionnelles provisoires concernant les travaux de dallage a été publiée dans les Annales de l'ITBTP n° 482 de mars-avril 1990.
Le dallage sur terre-plein nécessite des précautions particulières. A ce titre, deux cas sont à distinguer :
- risque des sous-pressions accidentelles et passagères de la nappe phréatique.
Dans ce cas, une étanchéité du type « cuvelage » réalisée conformément à la NF P 11-221 (Référence DTU 14.1) ƒ est réalisée entre la forme et le corps du dallage ;
- pas de risque de sous-pressions accidentelles et passagères de la nappe phréatique, mais risque de remontées capillaires. Dans ce cas, une couche anticapillarité doit être disposée entre la forme et le corps du dallage.
Le cas de dallage sur terrain inondable n'est pas considéré.

4.1.1.5 dispositions relatives aux sols chauffants
Ces sols doivent avoir été exécutés conformément aux normes NF P 52-301 (Référence DTU 65.6) ƒ, NF P 52-302-1 ƒ (Référence DTU 65.7), NF P 52-303-1 ƒ (Référence DTU 65.8) et au CPT « Chauffage par plancher rayonnant électrique » (Cahier du CSTB n° 2908 de septembre 1996). L'arrêté du 23 juin 1978 limite à 28 °C la température mesurée sur la surface du revêtement de sol.
4.1.2 supports à base de bois ou panneaux dérivés
Ces ouvrages sont exécutés conformément à la NF P 63-203-1 (Référence DTU 51.3 ƒ) lequel spécifie les dispositions en matière de tolérances de planéité et de désaffleurements.

NOTE : On distingue les cas suivants :
- planchers porteurs sur solivage, mis en oeuvre à l'abri de l'eau,
- planchers sur lambourdes,
- planchers de doublage,
- planchers flottants.
Pour les planchers surélevés, se reporter à la norme NF P 67-103 (DTU 57.1) ƒ.
On trouvera en annexe B ƒ un rappel des dispositions précitées.
4.1.3 planchers surélevés
Ils sont réalisés conformément aux normes NF P 67-101, NF P 67-102 et NF P 67-103 (Référence DTU 57.1) ƒ.
Ces planchers surélevés sont préfabriqués en usine et présentent une surface supérieure soit en panneaux de particules CTBS, soit métallique, soit en sulfate de calcium. Il sont livrés nus pour recevoir des dalles plombantes amovibles.
Dans le cas d'un collage permanent du revêtement, la mise en oeuvre ne doit pas entraver la facilité de démontage ultérieure du plancher surélevé.
4.1.4 autres supports
4.1.4.1 chapes asphalte
Ces chapes ne peuvent recevoir que des revêtements de sol textiles collés, après interposition d'un enduit de lissage adapté à cet usage.
Elles sont réalisées conformément au fascicule 8 du « Cahier des Charges de l'Office des Asphaltes ».
4.1.4.2 divers
Ils sont exécutés conformément à leur Avis Technique.
4.2 supports anciens
On pourra se référer au « Guide pour la rénovation des sols ; cas d'un nouveau revêtement de sol textile » Cahier 2055-1 du CSTB, Livraison 266 de janvier-février 1986.
Pour la mise en oeuvre des dalles (plombantes ou collées), la conservation d'un ancien sol textile n'est pas admise.



6 mise en oeuvre

6.1 dispositions générales
6.1.1 stockage des matériaux
D'une manière générale, les matériaux doivent être entreposés dans des locaux fermés, à l'abri de l'humidité, dont la température doit être supérieure ou égale à 15 °C durant les 48 h précédant la pose.
Les dalles doivent être stockées à plat, sur une aire plane et continue (ne pas les stocker sur une palette à claire-voie), dans leur carton d'origine et sur une hauteur ne dépassant pas huit à dix cartons de 20 dalles.
Le produit de préparation et de collage doit être stocké à l'abri du gel et à une température inférieure à 30 °C.
6.1.2 disposition des lés
Sauf prescriptions spéciales précisées dans le document particulier du marché, la disposition des lés doit répondre aux règles suivantes (qui ne s'appliquent pas aux placards) :
- la largeur des lés correspond à la laize usuelle du matériau employé ;
NOTE 1 : Les laizes usuellement utilisées dans le bâtiment sont les suivantes :
a) la laize de fabrication si elle est inférieure ou égale à 2 m ;
b) la laize de 2 m si celle de fabrication est supérieure à 2 m.
On pourra, en outre, utiliser des largeurs plus grandes suivant prescriptions particulières du marché.

- chaque pièce ou local fermé est considéré séparément ;
- d'une façon générale, dans un même local et sauf prescription contraire de la part du fabricant, les différents lés sont disposés dans le même sens et proviennent d'un même lot (bain de teinture).

NOTE 2 : Pour les moquettes à velours, cette disposition permet d'orienter le couchant du velours dans le même sens.
Sur les paliers et sur les sols inclinés, le couchant du velours des moquettes à velours « coupé » doit être orienté dans le sens de la descente ;

NOTE 3 : Des dispositions particulières aux escaliers figurent au paragraphe 6.5. ƒ
- dans le cas de lés de 4 m refendus en deux en usine (cas général des moquettes touffetées), l'entrepreneur devra tenir compte du repérage pour reconstituer les lés de production.

NOTE 4 : Cela a pour objet d'éviter le nuançage à la jonction entre les lés.
A cet effet, il se référera aux numéros de pièces ;

NOTE 5 : Le fabricant doit donc réaliser en usine un système de repérage clair et efficace des pièces refendues.
- les revêtements de sol à décor répétitif doivent être raccordés de façon à assurer la continuité d'aspect d'un lé à l'autre ;

NOTE 6 : Ils peuvent présenter des petits décalages ou lignages aux raccords entre les lés adjacents plus ou moins perceptibles à l'oeil selon le dessin choisi. Cette remarque est également valable pour les moquettes touffetées à envers textile feutre aiguilleté.
- deux lés d'une largeur inférieure à la laize normale usuellement utilisée dans le bâtiment ne peuvent être posés l'un à côté de l'autre. Ils peuvent, par contre, être posés de part et d'autre d'un lé normal à condition que ce soit en bordure de la pièce ;
- l'appareillage des lés doit être effectué de façon à minimiser le nombre de joints en bout, compte tenu de la longueur des rouleaux.
Les autres modalités de dispositions de lés sont laissées à l'appréciation de l'entrepreneur.
6.1.3 disposition des dalles
La disposition des dalles doit satisfaire aux conditions ci-après qui contribuent à un bon comportement du revêtement en oeuvre.
Pour les cas où la forme du local (murs non parallèles ou courbes, nombre et position des accès, etc.) ne permet pas de les respecter toutes simultanément, ces conditions sont énumérées par priorité décroissante :
° Dans les zones de concentration prévisible du trafic (seuils de portes, virage dans une circulation, etc.), n'utiliser que des dalles entières ou des découpes assez grandes (surface au moins égale à la moitié de la surface d'une dalle entière).
° Sauf prescriptions spéciales précisées dans le document particulier du marché (DPM) ;
a) chaque pièce ou local indépendant est considéré séparément ;
b) chaque local est revêtu avec des dalles d'un seul coloris ; dans le cas contraire, le DPM doit définir le calepinage des dalles ;
c) un coté des dalles est sensiblement parallèle au grand coté du local ;

NOTE : La pose « en diagonale » constitue une prescription spéciale : elle requiert des adaptations par rapport aux dispositions du paragraphe 5.2. ƒ « Pose des dalles » et elle est considérée comme plus délicate à réussir.
Pose sur planchers surélevés : même si le module nominal est identique, un décalage d'implantation entre support et revêtement de 10 cm à 15 cm au moins est à respecter ; il est exclu de pouvoir les superposer en raison des tolérances respectives de ces matériaux.
6.1.4 implantation - tracés (dalles)
Si le revêtement mis en oeuvre est en dalles, l'entrepreneur réalise les tracés (ou lignes de base) nécessaires au respect des dispositions du paragraphe 6.1.3 ƒ et à l'alignement des dalles dans les deux directions.
6.1.5 pose des revêtements textiles en lés
Deux modes de pose sont décrits, ici :
- la pose par collage en plein avec ou sans thibaude ;
- la pose dite « tendue » avec interposition d'une thibaude.

NOTE : Les Homologations de l'ITR et les Avis Techniques du CSTB indiquent le ou les mode(s) de pose prévu(s) par le fabricant pour le revêtement de sol textile considéré.
Des dispositions particulières aux escaliers figurent au paragraphe 6.5 ƒ.
6.2 pose par collage en plein des revêtements de sol textiles en lés
6.2.1 colles
6.2.1.1 colles utilisables en fonction des envers

NOTE : Le tableau suivant repose sur l'expérience pratique et l'état des connaissances techniques actuelles.

6.2.1.2 notice d'utilisation de la colle
Les colles utilisées doivent faire l'objet d'une notice d'utilisation du fabricant de colle.
L'annexe C ƒprésente un modèle de cette notice.
6.2.1.3 choix de la colle
Le choix de la colle doit toujours être adapté aux particularités du revêtement, aux conditions de mise en oeuvre et à l'usage projeté.

NOTE 1 : L'Avis Technique des revêtements de sol textiles et le Certificat d'Homologation de l'ITR précisent les familles de colles à utiliser.
Les colles à utiliser sont indiquées par le fabricant du revêtement de sol textile.

NOTE 2 : Le fabricant de revêtements de sol se base à cet égard sur le dossier technique communiqué par le fabricant de colle.
Elles doivent être mises en oeuvre conformément aux indications du fabricant de colle.
6.2.1.4 stockage de la colle
Les colles à base de dispersion doivent être stockées à l'abri du gel et à des températures inférieures à 30 °C.
6.2.2 collage
6.2.2.1 préparation du matériau de revêtement
On procédera à la découpe des lés en laissant une marge suffisante dans les deux dimensions pour réaliser les joints et les arasements.
6.2.2.2 étalement de la colle
6.2.2.2.1 température d'emploi
Les températures d'emploi prescrites par le fabricant de colle doivent être respectées. En tout état de cause, les colles ne doivent pas être utilisées :
- à une température du support inférieure à + 5 °C ;
- à une température ambiante au niveau du support supérieure à + 30 °C.
6.2.2.2.2 préparation de la colle avant encollage
Il est nécessaire d'homogénéiser les colles avant l'emploi.
6.2.2.2.3 application de la colle
L'étalement de la colle s'effectue d'une manière régulière par simple encollage conformément aux instructions du fabricant de colle.

NOTE : Cet étalement est très généralement effectué au moyen d'une spatule dentelée.
Les modes d'application autres que la spatule dentelée (rouleau ; pistolet à air comprimé) demandent une technicité particulière.

- si l'on ne met pas assez de colle, la surface de collage effectif est insuffisante et il n'y a pas bonne adhérence entre la colle et le revêtement ;
- si l'on met trop de colle et si l'on n'augmente pas le temps de gommage en conséquence, on risque d'enfermer l'eau ou les solvants et le film de colle reste mou trop longtemps, ce qui peut provoquer des cloques et décollements.
En cas d'emploi de colles « résine alcool » (qui contiennent des solvants inflammables), les prescriptions réglementaires doivent être respectées :
- ne pas fumer, ni provoquer aucune flamme ou point chaud ;
- ventiler les locaux ;
- signaler le danger dans les locaux voisins.
La consommation indiquée par le fabricant de colle doit être respectée.
6.2.2.3 pose du matériau
Les revêtements de sol textiles sont collés en plein sur le support soit par pose « en bateau », soit « à la déroulée ».
Selon la finition des lisières des revêtements de sol textiles livrés par le fabricant, les lés seront posés bord à bord ou à joints coupés.
6.2.2.4 marouflage
Après collage, le revêtement doit être marouflé en partant du centre des lés et en allant vers l'extérieur. Le marouflage ne doit pas être fait avec un objet métallique.

NOTE : Il est à noter que le transfert de la colle sur l'envers du revêtement de sol est rarement total, même dans le cas d'un collage bien exécuté.
6.2.2.5 arasements
Les revêtements de sol textiles ainsi collés sont arasés.
6.3 pose par collage en plein sur thibaude des revêtements de sol textiles en lés
La pose des revêtements de sol textiles en lés peut se faire par collage en plein sur une thibaude conçue à cet effet. La thibaude est elle-même mise en oeuvre sur le support préalablement préparé (voir 5.2.1.2 ƒ) par collage sur la totalité de sa surface.
Les dispositions du 6.2 ƒ s'appliquent dans leur ensemble à cette méthode de pose.
La thibaude est disposée perpendiculairement à l'axe futur du sens de pose de la moquette. En fonction des préconisations du fabricant, les lés sont installés bord à bord ou à lisières affranchies. La mise en oeuvre peut se faire de deux façons :
6.3.1 pose dite pelable de la thibaude
Préalablement à l'installation de la thibaude, un adhésif pelable, recommandé par le fabricant de la sous-couche, est appliqué à l'aide d'une spatule adaptée à cet usage. L'affichage de la thibaude n'est réalisé que lorsque le séchage de l'adhésif est pleinement achevé.

NOTE : L'affichage de la thibaude sur un adhésif imparfaitement sec entraînerait une liaison permanente de la thibaude au support.
6.3.2 pose non pelable de la thibaude
La thibaude est mise en oeuvre classiquement, à l'aide d'une colle adaptée, recommandée par le fabricant de la sous-couche.
6.3.3 installation de la moquette sur la thibaude
Les colles utilisées pour la pose du revêtement sur la thibaude ont nécessairement un caractère définitif à l'exclusion de tout adhésif pelable, produit de préparation ou fixateur.
Le film de colle doit garder, lorsqu'il est sec, une souplesse suffisante afin que la liaison revêtement/thibaude ne soit pas rompue à l'usage. Cela proscrit l'usage de colles solvantées dont le film durcit au séchage.
Le choix de la colle tiendra compte à la fois de la nature de l'envers de la moquette et des spécificités de la surface de la thibaude constituant le nouveau support de l'encollage.
6.4 pose tendue des revêtements de sol textiles en lés
6.4.1 dispositions générales
Les différents travaux de percement ne doivent pas endommager les diverses canalisations (eau - gaz - électricité) susceptibles de se trouver dans le sol sous-jacent.

NOTE : A cette fin, l'entrepreneur de revêtements de sol doit s'informer sur la composition du support et sur l'emplacement et la profondeur des tuyauteries (chauffage, eau, gaz) et des fils électriques.
6.4.2 pose
La pose par tension se fait par ancrage :
- soit sur baguettes à griffes ;
- soit clouée.
6.4.2.1 pose des baguettes à griffes
Les baguettes à griffes (ou bandes d'ancrage) placées à la périphérie de la pièce à recouvrir sont fixées :
- soit par clouage (clous à bois ou à béton) ;
- soit par collage, ce dernier mode de fixation étant impératif dans le cas de chapes flottantes.
Elles sont fractionnées et disposées à la périphérie de la pièce à recouvrir en prenant soin de laisser un espace le long du mur ou de la plinthe correspondant aux 2/3 de l'épaisseur du revêtement de sol textile utilisé.
L'utilisation des bandes d'ancrage nécessite l'emploi d'une thibaude qui compense l'épaisseur de la baguette.

NOTE : Ces bandes ont supplanté à peu près complètement le clouage de la moquette.
Elles permettent de poser les moquettes tendues sans aucune fixation visible.
6.4.2.2 pose de la thibaude
Les lés de thibaude sont disposés sur le sol et placés en retrait :
- d'environ 1 cm le long des baguettes d'ancrage (Figure 2 ) ;
- d'environ 5 cm par rapport à la plinthe en cas de pose clouée.
Les joints sont assemblés de manière qu'aucune différence de niveau n'apparaisse après la pose de la moquette.
La thibaude doit être légèrement tendue, sans étirage, fixée par agrafage sur support bois ou par points de collage sur un sol dur.
6.4.2.3 préparation du revêtement (découpage et raccordement des lés)
Les lés de moquette sont découpés puis assemblés de manière jointive aux dimensions des pièces à recouvrir, majorées de 10 cm afin de permettre les arasements (Figure 3 ).

NOTE : L'assemblage des lés est assuré soit par couture, soit au moyen de bandes thermocollantes.

a) Emploi de bandes thermocollantes : Figure 4 exécution d'un joint par bande thermocollante
En cours d'assemblage, on parfait le joint par marouflage à la main en rapprochant les bords des lés.
b) Raccordement par couture :
Les coutures peuvent être réalisées :
- soit à la machine,
- soit à la main.

6.4.2.4 tension du revêtement
La pose est effectuée en utilisant un appareil appelé « coup de genou » et complémentairement une tendeuse à levier. Toutefois, on pourra se dispenser de l'utilisation de la tendeuse à levier dans le cas de pièces de petites dimensions (par exemple de l'ordre de 10 m² à 12 m²).
6.4.2.5 ancrage du revêtement
6.4.2.5.1 fixation par agrafage sur baguettes à griffes

NOTE : Lorsqu'il effectue la mise sous tension du tapis, le poseur procède généralement en trois étapes successives :
- d'une part, la mise en place à l'aide du « coup de genou » ;
- d'autre part, la tension à l'aide de la tendeuse ;
- enfin, l'accrochage avec le coup de genou.
Sans l'action de l'appareil, le revêtement sous tension s'allonge (Figure 5 ) et vient frotter les pointes de la bande d'ancrage.
Figure 5 mise sous tension du revêtement de solLorsque l'effort de tension se relâche, le revêtement revient sur lui-même et son dossier s'accroche dans les griffes inclinées de la baguette (Figure 6 ).
6.4.2.5.2 fixation par clouage
Dans le cas d'une pose clouée, les semences sont plantées à intervalles réguliers tous les 10 cm environ.
6.4.2.6 arasement et blocage
Lorsque la tension et l'ancrage sont bien assurés, on procède à l'arasement (Figure 7 ) en laissant un surplus de 1 cm environ de moquette que l'on introduit dans l'espace ménagé à cet effet entre la bande à griffes et le mur (Figure 8 ) lorsqu'il s'agit d'une pose sur bandes d'ancrage ; 5 cm environ lorsqu'il s'agit d'une pose clouée pour permettre un repli du tapis.
6.5 pose par collage en plein des dalles
D'une façon générale, qu'il s'agisse de velours coupé ou bouclé, les dalles doivent être disposées en damier : les flèches imprimées sur l'envers doivent être orientées à angle droit d'une dalle à ses voisines et toutes les flèches d'une même direction doivent être orientées dans le même sens.
Certaines qualités, qu'il s'agisse de velours coupé ou bouclé, peuvent permettre une pose unidirectionnelle (toutes les flèches imprimées sur l'envers dans le même sens).
Ce type de pose ne pourra être réalisé qu'avec l'accord explicite du fabricant et sous sa responsabilité car il présente une visibilité plus ou moins importante des joints en fonction de divers facteurs de construction du produit.
6.5.1 application de la colle
Tous ces produits doivent être utilisés conformément à leur étiquetage et à la réglementation en vigueur.
6.5.2 température d'emploi
Les températures d'emploi prescrites par le fabricant de colle doivent être respectées. En tout état de cause, les colles ne doivent pas être utilisées :
- à une température du support inférieure à + 5 °C ;
- à une température ambiante au niveau du support supérieure à + 30 °C.
6.5.3 préparation de la colle avant encollage
Il est nécessaire d'homogénéiser la colle avant l'emploi.
6.5.4 étalement de la colle
L'étalement de la colle s'effectue d'une manière régulière conformément aux instructions du fabricant de colle.

NOTE : Les modes d'application autres que la spatule dentelée (rouleau - pistolet à air comprimé) demandent une technicité particulière.
Si l'on ne met pas assez de colle, la surface de collage effectif est insuffisante et il n'y a pas bonne adhérence entre la colle et le revêtement.
Si l'on met trop de colle et si l'on n'augmente pas le temps de gommage en conséquence, on risque d'enfermer l'eau ou les solvants, ce qui peut provoquer des cloques et des décollements.
6.5.5 consommation
La consommation indiquée par le fabricant doit être respectée.
6.5.6 marouflage
Après affichage, la dalle doit nécessairement être marouflée afin d'assurer une bonne adhérence immédiate au support.
6.5.7 joints de dilatation
Aux joints de dilatation :
- l'applicateur du revêtement doit veiller particulièrement au collage du revêtement de part et d'autre du joint ;
- les tranches du revêtement doivent être protégées.

NOTE : La conception des joints est à la charge du maître d'oeuvre.
6.5.8 finitions
Des barres de seuil doivent être placées à toutes les ouvertures où le revêtement est contigu à un autre type de revêtement dans des conditions ne permettant pas la butée normale des dalles.
6.6 pose des dalles plombantes amovibles
6.6.1 principes de pose
Un revêtement en dalles plombantes amovibles doit se trouver partout en état de légère compression latérale, ce qui évite que le trafic ou les variations hygrométriques provoquent des glissements de dalles et des ouvertures de joints.
6.6.2 pose des dalles
D'une façon générale, qu'il s'agisse de velours coupé ou bouclé, les dalles plombantes amovibles doivent être disposées en damier : les flèches imprimées sur l'envers doivent être orientées à angle droit d'une dalle à ses voisines et toutes les flèches d'une même direction doivent être orientées dans le même sens.
Certaines qualités de DPA, qu'il s'agisse de velours coupé ou bouclé, peuvent permettre une pose unidirectionnelle (toutes les flèches imprimées sur l'envers dans le même sens).
Ce type de pose ne pourra être réalisé qu'avec l'accord explicite du fabricant et sous sa responsabilité car il présente un risque de visibilité plus ou moins importante des joints en fonction des divers facteurs de construction du produit.
6.6.3 implantation - tracés
L'entrepreneur réalise les tracés (ou « lignes de base ») nécessaires au respect des dispositions du paragraphe 6.1.3. et à l'alignement des dalles dans les deux directions.
6.6.4 application du produit de préparation
6.6.4.1 cas où cette application est obligatoire sur toute la surface du local

a) Dans tous les locaux, quelles que soient les dimensions sur les supports suivants :
- bois ou panneaux à base de bois ;
- revêtement conservé (plastique, carrelage, marbre) à l'exclusion des revêtements de sol textiles dont l'état ne nécessite pas l'application d'un enduit de lissage ;
- sur plancher métallique.

NOTE : Sur plancher métallique, d'autres systèmes que le produit de préparation peuvent s'opposer au déplacement des dalles tout en préservant leur amovibilité, sous la responsabilité du fabricant des dalles.
b) Dans les grands locaux (au moins une dimension ³ 12 m)
NOTE : On peut toutefois fractionner le local par un quadrillage de rangées de dalles collées en plein, tous les 12 m au plus.

c) Dans les locaux soumis au trafic de chariots à roulettes (couloirs de bâtiments administratifs, bureaux, etc.)
6.6.4.2 mise en oeuvre du produit de préparation
Le produit de préparation nécessaire est mis en oeuvre selon les indications figurant sur la notice d'utilisation établie par le fabricant (voir Annexe C ƒ ci-après).
Après séchage de ce produit, la pose des dalles peut commencer.

NOTE : Un délai d'attente insuffisant est un facteur susceptible, en particulier dans les zones de fort trafic, de compromettre par la suite l'amovibilité des dalles.
Lorsque le support est un plancher surélevé, l'application du produit de préparation ne doit pas entraver la facilité de démontage ultérieur du plancher surélevé. Il convient notamment de prendre des précautions au niveau des joints des dalles du plancher.
6.6.5 mise en oeuvre des dalles
6.6.5.1 pose de la première rangée
Cette phase de la mise en oeuvre a pour but de constituer une rangée de dalles bloquées qui servira de butée pour le serrage des dalles suivantes.

NOTE 1 : Ce blocage peut être obtenu grâce à l'effet d'appui contre les murs opposés des découpes de dalles insérées aux extrémités de la rangée.
Une première dalle est posée le long d'une ligne de base et maintenue immobile.
La mise en place des autres dalles de la rangée consiste pour chacune d'elles à, simultanément, l'ajuster le long de la ligne de tracé et la serrer fortement contre la dalle précédente.

NOTE 2 : Pour assurer le maintien de la première rangée de dalles, des bandes adhésives peuvent convenir, sous réserve d'être préconisées par le fabricant de dalles qui en aura vérifié la compatibilité avec l'envers de ses dalles.
6.6.5.2 pose des autres dalles (sauf en rives)
Une fois vérifié le parfait alignement de la première rangée de dalles, le travail se poursuit généralement par la réalisation d'une autre rangée complète, perpendiculaire à la première.
L'applicateur remplit ensuite avec des dalles entières chaque espace ainsi délimité, l'effort de serrage s'exerçant en diagonale vers celles déjà en place sans en altérer l'alignement.
6.6.5.3 pose en rives
Les fractions de dalles placées en rives doivent être posées bien serrées entre la plinthe et la dernière dalle entière pour assurer le maintien définitif du revêtement.

NOTE : Cela nécessite un découpage très précis en fonction de l'espace à remplir et éventuellement un collage de la fraction de dalle pour assurer la tenue du revêtement.
6.6.5.4 joints de dilatation
En l'absence de profilé, les dalles franchissant un joint sont recoupées le long de celui-ci et fixées par collage de part et d'autre.

NOTE : Les revêtements en DPA sont parfois réalisés sans interruption au droit des joints de dilatation lorsque l'inconvénient d'interstices momentanés entre dalles est considéré comme moindre que celui dû à la présence de profilés qui rompent la continuité d'aspect du revêtement.
6.6.6 barres de seuil
Des barres de seuil doivent être placées à toutes les ouvertures où les dalles sont contiguës à un autre type de revêtement.
6.7 exigences vis-à-vis de l'ouvrage terminé
En ce qui concerne les revêtements de sol textiles en lés à dessins, les motifs doivent être raccordés de façon à assurer la continuité d'aspect d'un lé à l'autre.
Un revêtement textile en lé collé doit être plan, sans interstice entre les lés.
Une moquette tendue doit rester bien à plat.
De plus, les moquettes en petite largeur doivent présenter des coutures bien rectilignes.
S'agissant des dalles, le revêtement doit présenter des joints bien fermés (ne comportant nulle part d'interstice entre les dalles).

NOTE : Si les dalles ont été mises en oeuvre de façon plombante, et que cette mise en oeuvre a été correctement conduite, un effort vertical, exercé près de l'angle d'une dalle entraîne le soulèvement des dalles contiguës au voisinage de cet angle.
6.8 prescriptions particulières pour la pose en escalier
6.8.1 cas des revêtements de sol textiles en lés
6.8.1.1 pose tendue en passage (moquette de largeur de 0,50 m à 1,40 m)
Quelle que soit la forme de l'escalier, le poseur doit prévoir une réserve de la valeur d'une marche (Figure 9) en haut ou en bas de la volée de façon à permettre la montée ou la descente ultérieure du tapis, en particulier la translation des emplacements de nez de marche.
Sur le bec de marche, la moquette doit être déroulée dans le sens de fabrication et le couchant du velours des moquettes à velours « coupé » orienté dans le sens de la descente.
6.8.1.2 sur escalier bois tournant ou droit sur escaliers tournants
Le passage doit être centré sur la première marche palière (Figure 10 ), puis fixé et tendu par clouage ou par ancrage sur bandes sur le fond de la marche suivante (Figure 11 ).
Il doit ensuite être déroulé en respectant l'axe de foulée (Figure 12 ).

NOTE : L'axe de foulée que l'on appelle également « ligne de foulée » ou encore « ligne de giron » est la ligne de passage suivie dans un escalier tournant par des personnes de taille moyenne.
Elle est tracée généralement à 0,50 m du collet (extrémité la plus étroite d'une marche balancée).
Cette ligne de passage doit obéir à la formule suivante :
0,60 m < 2H + L < 0,66 m
où :
H est la hauteur de marche
L est la longueur de giron sans le surplomb éventuel du nez de marche.
Le clouage doit toujours commencer par le côté le plus large de la marche, le surplus de tapis étant résorbé par une pince (Figure 13 ) et remonté dans la contremarche, derrière le revêtement (Figure 14 ).
Le passage doit toujours être centré également de part et d'autre.
6.8.1.3 sur escaliers en sol dur (ciment - pierre - carrelage)
Le passage doit être centré sur la première marche palière et fixé :
- par clouage (clous à tube) ;
- par agrafage (sur bandes d'ancrage).
Le passage peut aussi être tendu sur chaque marche par une tringle, elle-même rattachée au sol par deux pitons vissés ou scellés.
La tringle doit pouvoir coulisser afin de permettre la dépose du tapis.
Dans le cas d'escalier tournant, les pinces doivent être cousues.
Au rez-de-chaussée, en bas de la première marche, le tapis doit être maintenu par un fourreau cousu dans lequel la tringle coulisse.
La tringle elle-même doit être maintenue au sol par ses deux pitons.
6.8.1.4 sur paliers
Le passage est fixé au sol par clouage au moyen de semences ou de clous à tube. Il doit être replié à chaque extrémité avec une réserve, puis maintenu par des clous à tube ou des semences espacés de 8 cm à 10 cm.
Sur la longueur, le tapis doit être fixé :
- soit par semences espacées de 25 cm environ ;
- soit par clous à tube espacés de 40 cm environ.
Le passage posé sur les paliers doit toujours recouvrir le tapis des volées de l'escalier.

NOTE : Dans le cas de paliers demi-croisés (Figure 15 ), le tapis de la volée est arrêté sous le tapis du palier et cousu à celui-ci. La différence d'épaisseur est alors rattrapée par la thibaude.
Figure 15 passage demi-croisé
NOTE : Dans le cas de paliers croisés (Figure 16 ), le tapis de la volée de l'escalier se prolonge de part et d'autre sous le tapis du palier. Dans ce cas, on fixe la croisure aux quatre coins par des clous ou des vis à fourreau.
Figure 16 passage croiséToutes les croix et jonctions doivent être cousues.
6.8.2 pose tendue en plein
Escaliers et paliers : on applique les dispositions prévues aux paragraphes suivants :
- prescription particulière pour le couchant du velours pour les moquettes à velours coupé (voir 6.1.2 ƒ) ;
- pose par clouage (voir 6.3.2.7) ;
- arasement et blocage (voir 6.3.2.8).
La tension du revêtement s'opère au poinçon ou à la pression du genou.
Les bandes d'ancrage doivent être doublées dans l'angle constitué par la marche et la contremarche (Figure 17 ).
Les tapis d'escalier doivent toujours être posés sur des thibaudes ou des marchettes spéciales.
Sur le bec de marche, la moquette doit être disposée parallèlement ou perpendiculairement au sens de fabrication.
Si le nez de marche est nécessaire, le profilé utilisé doit comporter des griffes d'ancrage sur lesquelles le tapis est tendu.
6.8.2.1 pose par collage en plein

NOTE : Le poseur peut se servir pour cela d'un « marchigraphe » qui lui permet de mesurer avec précision la forme de la surface à découper.
6.8.2.1.1 sans profilé de nez de marche
La pose s'effectue en partant du haut de l'escalier, la coupe du revêtement étant effectuée marche et contremarche ensemble.
On procède ensuite à l'encollage marche par marche.

NOTE : Le nez de marche doit être disposé parallèlement ou perpendiculairement au sens de fabrication.
Figure 18 pose collée en pleinLe poseur maroufle soigneusement le plat de marche (2) et arase au creux de la contremarche supérieure (3).
Il termine (Figure 19 ) en formant le dessous du nez de marche (4). Il maroufle sur la contremarche inférieure (5) et arase à son creux (6).
Figure 19 Le revêtement est appliqué de manière à bien l'assujettir au support.
6.8.2.1.2 avec profilé de nez de marche
Le découpage s'effectue marche et contremarche séparément.
L'ordre des opérations est le suivant :
- pose de la contremarche ;
- pose du nez de marche ;
- pose du plat de marche.
Cela étant, les opérations de collage sont effectuées comme indiqué dans le paragraphe précédent.
6.8.3 cas des revêtements de sol textiles en dalles
6.8.3.1 prescriptions particulières
Entre le revêtement d'une contremarche et le revêtement du plat de marche supérieur, on doit placer obligatoirement un profilé qui, par ses caractéristiques et son mode de mise en oeuvre, présente la robustesse et la durabilité correspondant à l'usage.
S'agissant des dalles plombantes amovibles, la mise en oeuvre sur les marches et contremarches se fait toujours collée.
6.8.3.2 pose des nez de marches
6.8.3.2.1 nez de marches métalliques
Les nez de marches métalliques avec ou sans bandes antidérapantes sont vissés ou collés sur leur support.
Le choix du mode de fixation des nez de marches doit tenir compte de la sévérité du trafic.
6.8.3.2.2 nez de marches souples
Les nez de marches, droits ou corbins, en caoutchouc ou en plastique, sont fixés par collage avec des colles adaptées à cet usage.

NOTE : La pose par double encollage est la solution actuellement la plus employée.
En aucun cas, la languette du nez de marche ne doit être supprimée, l'intégralité du profil du nez de marche doit être conservée.